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Mots d’enfants

Posté par ENO filles le 28 septembre 2010

lamatressealagrevered.jpg

Bien sûr nous en connaissons tous beaucoup mais c’est toujours un plaisir de les retrouver 

Participation de Jeannine -il n’y a pas que Clara et Julia-

Cassandre 5 ans ??? déjà vu

Ma maîtresse est malade, elle a la grève…

 (sans commentaire ce serait trop facile)

Toujours d’actualité… 

Baptiste 3 ans – la Rentrée

*Baptiste fait une bise à sa maîtresse et lui dit : ‘C’était bien

aujourd’hui, alors je reviendrai te voir demain…’

Ce n’est pas l’avis de Clara et de Julia …

*Baptiste qui doit retourner à l’école l’après-midi pour la sieste, se met a  pleurer à grosses larmes :

« Je ne veux pas dormir à l’école, je veux bien apprendre à dessiner et à écrire, mais je n’ai pas besoin d’apprendre à dormir….je sais déjà !!!’

Les enfants ont une logique absolue… 

Benoît 4 ans – La rentrée

« J’ai une maîtresse toute neuve à l’école, elle s’appelle Sophie! » 

 Allez savoir les gosses ont peut-être obtenu une reprise sur la vieille comme pour l’électroménager…  J’ai eu aussi droit à ce type de réflexion… 

Alexis 7 ans – Conjugaison

Révisant le présent, le futur et le passé, une maman demande à son fils:

« Demain il neigera, c’est quel temps »

Réponse: « C’est l’hiver ! »

C’est plus marrant comme ça la conjugaison…

Sibylle 4 ans

Sibylle écoute la leçon de grammaire que sa maman fait réciter à sa grande

sœur. Maman interroge:

« Que met-on à la fin d’une phrase exclamative ? Un point, un point…?? »

Et Sibylle sans lever le nez de son jeu répond: « un point.fr ! »

 ah !!! Le miracle d’internet…

Leçon de Français dans ma classe de CM2 en 1970 

« Quel est le contraire de monotone ?

Réponse : « Mon printemps »

Louis 4 ans – Cantine

La maman :

‘Qu’as-tu mangé à la cantine ce midi ?’

‘Des carottes râpées…de la viande…’

‘Et avec quoi ?’ ‘Ben….ma fourchette !’

Véridique… Encore plus fort que Julia. Après les raviolis… Franchement les parents des fois ils ont de ces questions… 

Juliette 6 ans – Géométrie

 « Un triangle, c’est un carré pointu ! »

 Et toc, même que personne ne l’avait remarqué mais Juliette si… 

En Moyenne section à l’ecole maternelle du Mourillon, à Toulon

« Un losange c’est un carré sur la pointe » 

Sacha 5 ans – Activités

 « Qu’as-tu fait à l’école ce matin Sacha ? »

- du coloriage, du gomettage, du dessinage et du … bavardage !

Natacha 3 ans – Rentrée

Natacha, 1ère année maternelle, 2ème jour, avant de partir pour l’école….

« Maman!!! »maman!!! dépêche-toi, sinon il n’y aura plus de place!!! »

Ne t’inquiète pas ils t’en trouveront toujours une, crois moi ! 

Stevens 5 ans - Les punitions

« Le métier de ma maîtresse, c’est punir les enfants »

Marc 8 ans Un jour Marc a dit :

 « Moi quand je serai grand, je serai architecte et je construirai des écoles rondes.

Parce que comme ça les maîtres, ils ne pourront plus mettre les enfants au coin »

C’est vrai ça… j’ai eu une école aux classes rondes à l’Ecole Maternelle du Petit-Brouage de la Rochelle 

Louise 6 ansQui aime l’école

- « Tu aimes bien aller à l’école ? 

- Oui et aussi en repartir, c’est ce qu’il y a entre les deux que je n’aime pas trop »

Clara est bien de son avis… 

Matéo 3 ans – Romantique

 La maîtresse demande à Matéo

-« Et tu t’appelles Matéo comment ? »

et Matéo de répondre

-Matéo d’amour ! »

Quel tombeur !… 

Safwan 3 ans - Performances

Papy demande à Safwan s’il est le premier à l’école. « Oui papy, le premier à sortir »

C’est vrai quoi, on doit être performant dans tous les domaines

Louve 6 ans – Poésie

«  Tu sais maman, les livres, c’est là où on range les rêves. »

… ma préférée et sans doute la plus poétique

Et toujours dans ma section de petits :

Emilie 3 ans, dans ma classe  

Emilie arrive un matin à l’école aphone.

Elle est très inquiète de ne plus s’entendre parler. Sa maman pour la rassurer lui dit : « tu as un chat dans la gorge »

Le lendemain matin la fillette a retrouvé sa voix. Mais là l’inquiétude se transforme en effroi :

« Maîtresse, j’ai avalé le chat »

On ne se méfie jamais assez… 

Chez les plus grands aussi il y a de jolies perles 

Ma fille 5ans est au CP.

Elle ramène fièrement son cahier du jour où dominent les TB et les « 0 faute » en dictée.

Je regarde attentivement et je trouve une ou deux fautes oubliées.

« -Ta maîtresse n’a pas vu les fautes »

Réponse de Laurence : « - Et pourtant, elle a des lunettes »… évident… 

Dans la classe de 6e de mon fils, la prof de Sciences demande :

« Citez-moi des invertébrés »

L’un de ses camarades lève le doigt et  répond sans hésitation :

« La fleur »

Et encore Julia, 3 ans

Julia regarde le film Wall-E en boucle et tout à coup elle entend le capitaine demander à Wall-E: « Est-ce que les pizzas ça pousse aussi sur la Terre? »

Julia fait un bond et s’écrie : « Mais non! les pizzas ça pousse sur les camions »…

A vous maintenant!!!

Publié dans Enfants, Epiphanie, Humour, Langue Française, Mots | Pas de Commentaire »

Salon du livre 2010

Posté par ENO filles le 26 mars 2010

salondulivre2010.jpg

30ème édition 

Publié dans 2010, Langue Française, Litterature | Pas de Commentaire »

21 mars, Printemps du cinéma-Printemps des poètes….

Posté par ENO filles le 21 mars 2010

logopdp.png    21 mars, Printemps du cinéma  printemps des poètes….  leprintdespoetes.jpg

L’homme célèbre le printemps  

Mais le printemps fait la tête. 

Qu’importe!

Résistons à la dépression

Célébrons sa venue.

Quand je vous disais

Que le mois de Mars

Est un mois chargé

de plaisirs retrouvés!

Ecrire comme on aime,

Ecrire un poème

Qui est toujours le même

Qui n’est jamais le même,

Mais qui toujours dit « Je t’aime ».

Allez! C’est le Printemps!

Que faites-vous?

Réveillez-vous!

Aujourd’hui

Le jour est égal à la nuit!

Les nuages s’éparpillent

Le soleil brille

Dehors les oiseaux

Chantent à tue-tête

C’est le Printemps,

Réveillez-vous!

Ouvrez grand les volets,

Enfilez votre tablier,

Nettoyez la maison

Et chantez comme un pinson.

La température s’est adoucie,

Le jardin reverdit,

Les premières fleurs

En rangs serrés

Timidement

Se frayent un chemin

Dans la terre encore durcie

C’est le Printemps!

Femmes!

Réveillez-vous!

Et retrouvez

Vos envies de légèreté

Et de beauté.

Ouvrez les yeux!

Et relisez « Rondeaux »

Cet hommage au Printemps

Ce beau poème de Charles d’Orléans 

 « Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie
Et s’est vêtu de broderie,
De soleil luisant, clair et beau
Il n’y a bête, ni oiseau
Qu’en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie.
Rivière, fontaine et ruisseau
Portent, en parure jolie,
Gouttes d’argent d’orfèvrerie ;
Chacun s’habille de nouveau :
Le temps a laissé son manteau
 »

Et ces vers d’Anna de Noailles

« Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent,
La rumeur du jour vif se disperse et s’enfuit,
Et les arbres, surpris de ne pas voir la nuit,
Demeurent éveillés dans le soir blanc, et songent…
Les marronniers, dans l’air plein d’or et de splendeur,
Répandent leurs parfums et semblent les étendre;
On n’ose pas marcher ni remuer l’air tendre
De peur de déranger le sommeil des odeurs »

Une femme, Un homme,

tous deux heureux

de glorifier le Renouveau.

21 MARS 2010 JOURNEE MONDIALE DE LA POESIE

‘Dédiée aux poétesses, c’est tout naturellement que cette 12e édition du Printemps des poètes s’ouvre le 8 mars, Journée de la femme et se clôt le 21 mars, Journée de la poésie. Au programme plus de 15.000 manifestations en France et à l’étranger, des rencontres, des lectures, la célébration de l’oeuvre exceptionnelle d’Andrée Chedid et le parrainage de Dominique Blanc. Journal de l’événement sur Evene’

« Je vis, je meurs : je me brûle et me noie,
J’ai chaud extrême en endurant froidure ;
La vie m’est et trop molle et trop dure,
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout en un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j’endure,
Mon bien s’en va, et à jamais il dure,
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être en haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur »

Louise Labé

Éditorial 

« Christine de Pisan, Louise Labé, Pernette du Guillet, mais aussi Louise Collet, Anna de Noailles, Marie Renée Vivien ou Catherine Pozzi, sans oublier, bien sûr, l’Américaine Emily Dickinson, l’Allemande Nelly Sachs ou les Russes Marina Tsvetaieva et Anna Akhmatova… Depuis des siècles, la littérature n’a pas manqué de poétesses de grand talent et parfois de génie, malgré les difficultés pour une femme de se faire reconnaître par la société, peu empressée de leur faire la place qu’elles méritaient. De fait, elles sont souvent demeurées méconnues et n’ont été lues qu’avec condescendance, considérées comme forcément mineures, marginales, mièvres et  sentimentales. Notre regard a-t-il changé aujourd’hui ? Sans aucun doute, mais, à l’évidence, encore insuffisamment. Les préjugés ont la vie dure. C’est pourquoi je me réjouis tout particulièrement que ce 12e Printemps des Poètes vienne apporter la nécessaire « reverdie » de la découverte et de la redécouverte, et faire voie – c’est-à-dire donner voix – à des auteures contemporaines, en mettant en lumière leur « Couleur femme » – thème de cette année – une couleur à la fois singulière et universelle. Marraine de cette édition féminine, l’actrice Dominique Blanc fera entendre, avec le talent que chacun lui connaît, les magies d’Andrée Chedid, de Marie-Claire Bancquart, d’Anise Koltz ou de Liliane Wouters, pour ne citer que quelques-unes de ces grandes artistes francophones du verbe. Je me réjouis également de voir les arts se conjuguer, grâce aux chansons de Brigitte Fontaine et à la poésie en mouvements de la danseuse Carolyn Carlson. Chacune confirme, à sa manière, que la femme est bien, comme le chantait naguère Aragon, «l’avenir de l’homme » ! Le Ministère de la Culture et de la Communication, par l’intermédiaire du Centre national du Livre (CNL), soutient pleinement cette manifestation, qui porte plus loin l’exigence de cette « culture pour chacun » dont j’ai fait mon idéal, et dont le Printemps des poètes – et des poétesses ! – constitue un vivant symbole en sachant s’ouvrir à la différence ». Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication.

poethequeover.png  

Chacun, seul devant son écran s’exprime et le nombre de poètes est plutôt impressionnant. 

Voici quelques textes qui parmi tant d’autres, ont attiré mon attention.

 Printemps des poètes, un poème par jour

« Elle attend sur le quai
quelqu’un
Qui l’aime peut-être
Elle ne veut pas
attendre trop longtemps
Les à peu près
elle les redoute
Mère de tous les instincts
de tous les instants
Trop de pas incertains
qui attendent
Des trains fantômes »

Eric Dubois, Mars 2010

Tu me manques! 

« Tu me manques, je pense à toi chaque jour
A tous nos moments, à tout ton amour
Tu me manques, je te le dis sans détour
Et je le ressasse encore et toujours
Tu me manques, comme ton charme, ta douceur
Je passe le temps à compter les heures
Tu me manques, ton absence est ma douleur
Tu es
le gardien de mon bonheur
Tu me manques, et du matin jusqu’au soir
Je me nourris à l’idée de te voir
Tu me manques, je  fais semblant de croire
Que sans toi je me languis dans le noir

Tu me manques, comment puis-je le dire
J’attends ton retour, je pousse un soupir
Tu me manques, et je commence à frémir
Serait-ce toi que j’entends revenir
Tu me manques, et sur un ton décisif
Je m’étourdis, mettant mon cœur à vif
Tu me manques, tu es mon juste motif
Et de ma vie le justificatif « 

L’essence de la vie 

« J’aime dompter les mots
Ordonner le bétail
Dans un déni des maux
Je les mène au détail
Et toisant le troupeau
J’en ravive l’émail
De vieux oripeaux
J’en étire les mailles
Redorant le blason
D’un bas art éperdu
Redonnant la raison
Aux poèmes émus
je m’envole d’un ton
Je m’emporte un peu plus
Je plane en déraison
A bord d’ailes du cru
La plume est mon atout
La lame qui m’entête
Je garde jusqu’au bout
Et le bon mot je guette
En vers et malgré tout
Je montre là ma quête
Envers et contre tout
Oui, je suis le poète »

Passeurs de poèmes 

« Se voir le plus possible et s’aimer seulement,
Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,
Sans qu’un désir nous trompe, ou qu’un remords nous ronge,
Vivre à deux et donner son cœur à tout moment »

Alfred de Musset (1810 – 1857)

« Elle a passé, la jeune fille,
Vive et preste comme une oiseau :
A la main une fleur qui brille,
A la bouche un refrain nouveau.

C’est peut-être la seule au monde
Dont le cœur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D’un seul regard l’éclaircirait !

Mais non, ma jeunesse est finie…
Adieu, doux rayon qui m’as lui,
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, il a fui ! »

Green de Paul Verlaine
« (…) Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.
J’arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
Rêve des chers instants qui la délasseront.
Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encor de vos derniers baisers ;
Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête.
Et que je dorme un peu puisque vous reposez ».

L’invitation au voyage de Charles Baudelaire - Les Fleurs du mal
« Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. »

Une allée du Luxembourg de Gérard de Nerval
« Une allée du Luxembourg
Elle a passé, la jeune fille,
Vive et preste comme une oiseau :
A la main une fleur qui brille,
A la bouche un refrain nouveau.
C’est peut-être la seule au monde
Dont le cœur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D’un seul regard l’éclaircirait !
Mais non, ma jeunesse est finie…
Adieu, doux rayon qui m’as lui,
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, il a fui ! »

Bon Printemps à toutes et à tous!

viveleprintemps.gif

 

 


 

Publié dans 2010, Langue Française, Mars 2010, Mots, Poesie, Printemps | Pas de Commentaire »

Semaine de la langue française du 20 au 27 mars 2010

Posté par ENO filles le 18 mars 2010

« Chaque langue dit le monde à sa manière » 

 » La langue de la République est le Français, article II de la Constitution  »

Pour découvrir quelques messages sur la langue française. Cliquez sur l’image

france.jpg 

En ce qui me concerne la journée commence toujours avec les mots. 

La journée d’une retraitée solitaire -ou presque. 

Chaque matin quand je me lève mon premier geste est d’allumer mon ordinateur.  Ensuite un petit déjeuner copieux pour démarrer et m’empêcher de grignoter tout au long de la journée. Après les opérations de base je retourne à mon PC prêt à l’emploi, pour lire mes courriers. Le BAL de la BAL commence. 

Cri Il s’agit tout d’abord d’éliminer une partie de la PUB, qui envahit notre espace quotidien sans toutefois tout rejeter. La Pub est aussi un moyen de connaissance et j’en avais fait la base de mon apprentissage de la langue depuis 1971. Mes parents d’élèves étaient invités à déposer leurs publicités dans une grande boite réservée à cet effet, notre coffre au trésor de mots où ensuite avec mes élèves nous puisions allègrement pour découvrir, reconnaitre et créer. C’est pourquoi je ne refuse pas la PUB de mes boites aux lettres. Il faut juste un peu de temps pour trier, éliminer. La Pub est un langage composé de mots, de mots-images, créatif et poétique. Il nous appartient de ne pas céder à ce chant des sirènes mais il ne faut pas pour autant la décrier. 

Je cite Séguéla qui dans son « Fils de Pub » écrit  » Le métier de la Pub est d’ouvrir des petites fenêtres dans nos cervelles afin que ce qui se sentent oiseaux s’envolent » Alors inspirez-vous de la Pub et envolez-vous.

Rire Puis je lis les messages de mes amis et j’y réponds. Qui a dit que le WEB avait supprimé la correspondance ? Un avantage certain, il ne faut pas attendre des jours et des jours pour envoyer un courrier ou lire une réponse espérée. Certes l’émotion de l’attente est plus brève mais qu’importe ! Et cela n’empêche pas de soigner ses mots même si pour certains le texto a remplacé la sténo… Normal à une époque où la vitesse est un paramètre incontournable auquel nous nous soumettons souvent de bon cœur. 

Mais quand on est à la retraite on peut prendre son temps et cultiver les mots comme on cultive son jardin, ce qui ne serait pas pour déplaire à Voltaire et son Candide « Le travail éloigne de nous trois grand mots, pardon, maux : l’ennui, le vice et le besoin » 

Je vous invite à lire un petit livre que j’aime beaucoup et qui déculpabilise tous les retr-ai-tés

« Du bon usage de la lenteur » de Pierre Sansot  Je vais prendre la peine de transcrire pour vous quelques-unes de ses définitions de nos attitudes : 

« Flâner : prendre son temps, se laisser guider par nos pas, par un paysage. 

Ecouter : se mettre à la disposition d’une autre parole à laquelle nous accordons crédit. 

L’ennui : non point l’amour de rien mais l’acceptation et le goût de ce qui se répète jusqu’à l’insignifiance. 

Rêver : installer en nous une conscience crépusculaire mais alerte et sensible. 

Attendre : afin d’ouvrir l’horizon le plus vaste, le plus dégagé possible (…) 

Ecrire pour qu’advienne peu à peu en nous notre vérité. 

Moderato Cantabile : la mesure plus que la modération. » 

 Indeci Viennent ensuite les messages d’intérêt général, politique, culture, etc.

Et  aujourd’hui, un message du Ministère de la Culture et de la Communication  m’interpelle.

Me voilà repartie pour un exercice d’écriture sur mon blog.

Sujet : Semaine de la langue française et de la Francophonie (20-27 mars 2010)

Le sujet me tient particulièrement à cœur puisqu’il a été le fil conducteur de ma vie et de ma carrière moi dont en 5ème le professeur de Français avait attribué à mes rédactions un « style de gendarme ». A l’époque en effet, je ne mesurais pas l’importance des mots. J’étais seulement bavarde…à l’oral.

Voici le contenu de ce message. Pour accéder aux liens cliquez sur les images qui suivent.

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PARTICIPEZ A CETTE ACTION ET LANCEZ-VOUS DANS LE SLAM … J’ai bien écrit le SLAM

« Le slam est, à mes yeux, un cadeau magnifique que l’imagination, la spontanéité et le talent notamment de la jeunesse sont en train de faire à la langue française et à sa vitalité» Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication  

Qu’est-ce que le slam ? 

ORIGINE DU SLAM  

Le slam de poésie naît au « Green Mill Lounge » en juillet 1987, un club de jazz d’un quartier défavorisé de Chicago (et ancienne retraite d’Al Capone) sous l’impulsion de Mark Smith, ouvrier en bâtiment et poète. Le propriétaire Dave Jemilio  permet à Marc Smith, meneur de la troupe de poètes le« Chicago Poetry Ensemble »,  de mettre en place une scène hebdomadaire dominicale qui prendra le nom ironique de « Uptown Poetry Slam », le tournoi de poésie des beaux quartiers.  

Il se développe en France dans les années 90 sous la forme originelle de tournois où s’affrontent des poètes notés par un jury choisi au hasard parmi le public, mais également sous la forme de scènes ouvertes (non notées). 

QUELQUES DEFINITIONS pour vous aider à comprendre ce qu’est véritablement le slam de poésie:
« Le slam de poésie est un art d’expression orale de la poésie sous forme de tournoi.  Forme d’art oratoire, le slam consiste à déclamer de façon très libre des textes poétiques lors d’un spectacle ouvert à tous ». 

« Les scènes de slam-poésie réunissent des poètes d’origine, d’inspiration et de styles variés.
En anglais, Slam Poetry signifie chelem de poésie, comme on parle, de petit chelem et de grand chelem dans les tournois de rugby ».  

« Ludique par essence, les slams de poésie prennent la forme d’une rencontre sportive et bon enfant, impliquant une participation du public, un jury populaire étant désigné dans l’audience. Ces rencontres de slam poésie se définissent comme un terrain où l’on vient écouter les œuvres originales de poètes contemporains, dans des styles variés, pour des poèmes de 3 minutes maximum ». 

Poèmes par vague, Poèmes en rafale, le slam qui vient de quartiers défavorisés  est le mode d’expression des rappeurs mais ne leur est pas réservé.

Nous pouvons tous « slamer » les mots pour mieux les clamer.

Et comme il est plus facile d’écrire que de dire.

Entrainez-vous pour la soirée du mercredi

Vous pourrez lire, si la mémoire vous fait défaut,

Vos essais, vos créations, vos fabliaux .

Le plaisir de vous écouter ne sera pas boudé.

Papy qui compte est invité à démarrer.

Et à nous initier

Lui qui manie les mots

Prestissimo et fortissimo 

LES REGLES DE BASE 

Les règles sont très strictes. Voici les principes de base. La suite sur le site  

On peut être seul ou en équipe  

Les poètes peuvent traiter n’importe quel sujet, dans n’importe quel style.
Les poètes doivent utiliser leurs propres textes.
Limitation des passages dans le temps : aucun poème ne doit durer plus de trois minutes.
L’utilisation d’accessoire, instruments, costumes etc. est interdite.  

L’art du Slam se concentre uniquement sur les mots, et non sur les objets.
La performance du poète repose sur son texte et sa relation avec le public.  

Le poète a le droit de s’inspirer du travail (mots, textes, paroles) d’un autre et de l’intégrer à son propre travail sans répéter le travail d’un autre. 

DES LIENS 

Dismoidixmots  - Le slam vu par la ligue slam de France  

Fédération française de slam poésie  

QUELQUES MANIFESTATIONS… Il y en a sûrement près de chez vous. 

Dédicaces, Lectures poétiques, Contes, Atelier d´écriture et de création poétique pour enfants et adultes, Expositions, Spectacles, Ateliers. 

Vous trouverez ci-dessous quelques réalisations des ateliers d’écriture de la Maternelle au CE1 de mon école en 1989-1990

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Publié dans Langue Française | 21 Commentaires »

Être et Avoir

Posté par ENO filles le 15 mars 2010

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Pour ceux qui aiment la langue française ! 

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m’enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.
 

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j’ai connus dès le berceau.

           bebe160.gif
 

Bien qu’opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.
 

Ce qu’Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l’avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s’est fait avoir.
 

 Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu’Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.
 

Pendant qu’Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.

        horoscopegemeau5.gif
 

Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu’Être, un peu dans la lune
S’était laissé déposséder.
 

Avoir était ostentatoire
Lorsqu’il se montrait généreux,
 Être en revanche, et c’est notoire,
Est bien souvent présomptueux. 

 Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l’abri.
Alors qu’Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.
 

Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l’esprit..
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.
 

Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.
 

Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.


          gemeaux.png

Le verbe Avoir a besoin d’Être
Parce qu’être, c’est exister.
Le verbe Être a besoin d’avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.
Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été. 

             horoscopegemeau00003.gif

 

Un texte d’ Yves Duteil

http://m.youtube.com/watch?v=NeEyUCz1gDE

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