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Passion mosaïque

Posté par ENO filles le 27 novembre 2010

Passion mosaïque

(cliquez sur le lien ci-dessus)

Je vous invite à vous rendre sur ce blog qui présente de superbes réalisations en mosaïque: miroirs, Provence et autres objets qui font rêver.

On ne peut qu’être admiratif devant le travail réalisé et la création inépuisable de mon amie Bernadette

Elle expose en ce moment quelques-unes de ses oeuvres  au Palais Neptune à Toulon. Alors si vous le pouvez, ne boudez pas ce plaisir

 

 

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En voici quelques exemples

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Une jeune fille au soleil Chapitre V Les filles

Posté par ENO filles le 26 novembre 2010

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Juin 1960 Le voyage de fin d’études

Chapitre v

Les filles

Une classe est un monde en miniature. Tous les types de caractère y sont représentés. Je n’en pris vraiment conscience que cette année-là. De plus, le fait de vivre en vase clos amplifiait le moindre événement. Un jour, deux filles décidèrent de participer à un jeu permettant de gagner un voyage aux Antilles. Un mois plus tard, elles recevaient une réponse : lettre dactylographiée à en-tête leur annonçant qu’elles avaient gagné le premier prix dont le voyage. Folles de joie, elles l’annonçaient à la cantonade. Cette lettre n’était qu’une farce et celles qui l’avaient rédigée et envoyée, ne savaient comment le leur dire. Toutefois, voyant les proportions que prenait l’événement, elles décidèrent de tout avouer. E fut un drame, les gagnantes pleuraient de déception et insultèrent les protagonistes qui à leur tour se mirent à pleurer. Tout le monde participait au drame soit pour  soutenir les unes, soit pour critiquer les autres.

 Il m’arrivait, lorsque nous étions en étude, d’observer mes camarades. Gabrielle était maniérée. Lorsque son stylo tombait sous la chaise : « Pardon, Danièle, pourrais-tu s’il te plaît ramasser mon stylo qui est sous ta chaise ? » Et tandis que je m’exécutais : « Mille fois merci ! » me répondait-elle obséquieusement. Colette, une redoublante, était grossière et hargneuse. Elle en voulait au monde entier d’avoir raté son bac. Nous nous détestions cordialement. Marie-Rose était fumiste mais bonne vivante. Jocelyne passait son temps à lire et était tellement plongée dans sa lecture qu’elle ne vous répondait jamais lorsque vous lui parliez. Simone était coquette et ne pensait qu’à ses toilettes. Par contre, Catherine avait tout de la future vieille fille avec ses manies. Germaine était effacée mais pince-sans-rire. La mutine Hélène avait un visage constellée de taches de rousseur et faisait preuve d’une grande générosité, la vraie, celle du cœur. Paule, la guindée semblait avoir avalé un sabre (non, ce n’est pas moi). Il y avait des jumelles. Lorsque l’on s’adressait à l’une, c’était l’autre qui vous répondait. Une camarade les avait nommées Trombone et Acoustique. Certaines passaient leur temps à taquiner une troisième qui marchait à tous les coups. Par exemple, au moment de sortir, elles lui cachaient son soutien-gorge. Cette dernière courait après elles dans le couloir du dortoir, soutien-gorge dégrafé, deux combinaisons l’une sur l’autre et criait ses expressions favorites : « Tu me mets les gonades à fleur de peau »,  « Tu me gonfles le mou »,  « Bâton merdeux », « Objet puant ». Un jour, je trouvai une reproduction d’une œuvre de Gauguin dans sa période tahitienne au dos de laquelle était écrit :  «  Zozo aux îles Hawaï » (Zozo était le surnom de cette camarade). Teinture de Cheveux : Liqueur de Fehling de chez Lancôme  Slip : Ultracourt de chez « à poil » Ventre : Ultra mou de chez « Epeda » Tétons : Vertige de chez « Lanvin »  Yeux : Bovins de chez « Clo » Nous ne nous faisions aucun cadeau. 

Il y en avait de parfaitement farfelues, très intelligentes au demeurant. On les trouvait dans une salle, échevelées, livides, passant des heures à discuter, à prouver la pensée de Descartes : « Je pense donc je suis »  

 Le fond de la classe était occupé par un grand meuble contenant des casiers fermés dans lesquels nous pouvions ranger les affaires qui ne trouvaient pas leur place dans nos bureaux. Sur ce meuble étaient posés des bustes en plâtre de philosophes de l’Antiquité. 

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Un jour en chahutant au fond de la classe, des filles firent tomber le buste de Caton l’Ancien qui se brisa en plusieurs morceaux. Stupéfaction ! Comment faire pour que l’Intendante ne s’en aperçoive pas ? Si l’on jetait les morceaux dans la corbeille, les femmes de ménage les découvriraient et en parleraient. Pour une fois nous étions toutes solidaires… Nous décidâmes, toutes celles qui sortaient le samedi, d’en emporter un morceau et de le jeter hors de l’école… Nous déplaçâmes les autres bustes de façon à combler le vide et la supercherie ne fut jamais découverte. Certaines de nos camarades habitaient le sud de l’Oranie. Ce département était très vaste et l’insécurité régnait. Elles ne pouvaient rentrer chez elles que pour les vacances. Quand elles avaient une correspondante à Oran, celle-ci pouvait les faire sortir sinon elles étaient obligées de rester à l’école. Il leur arrivait d’avoir le cafard. 

* Voir article Cafard  Un week-end elles décidèrent de se réunir chez la tante de l’une d’entre elles qui leur laissait son appartement et de prendre une bonne cuite pour s’amuser et oublier leur vague à l’âme. Le dimanche soir nous les attendions avec impatience pour savoir comment s’était passée la sortie. Quelle ne fut notre surprise d’apprendre qu’elles avaient le vin triste et que la cuite, au lieu de les réconforter provoqua un cafard plus noir encore !  Certaines plaisanteries n’étaient pas du meilleur goût. Ainsi plusieurs filles décidèrent de faire une farce à la pionne. Elles subtilisèrent Jérôme le squelette et le transportèrent du labo à la chambre de celle-ci. Elles l’allongèrent sur le lit et éclairèrent la tête en y plaçant une bougie allumée. Le spectacle était hallucinant et lorsque la surveillante ouvrit la porte elle faillit se trouver mal. Les quatre filles se dénoncèrent et furent collées mais la plaisanterie aurait pu mal tourner. Si j’avais des affinités avec certaines, en revanche j’en détestais d’autres qui me le rendaient bien. Des prises de bec parfois violentes éclataient. Néanmoins, je ne me laissais pas faire. 

*Voir article du 5 mars 2003 Danièle Derschlag, autres anecdotes 

Prochain article… Amitiés: Marie, Mireille, Séverine et moi  ….

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Jeudi 11 novembre 2010 – Devoir de mémoire

Posté par ENO filles le 11 novembre 2010

Le 11 novembre c’est quoi?

 Jeudi 11 novembre 2010 - Devoir de mémoire dans Guerre Plantu-11novembre

Où en sommes-nous aujourd’hui?

« C’est intéressant de voir comment l’histoire bégaie parfois » Christian Rossi« 

Ce que nous prenons pour la paix n’est qu’un armistice entre les conflits : la planète grouille, saigne, et ne saurait vivre sans cette violence » Jean Cocteau

Le tombeau du Soldat Inconnu

L’ Armistice, qui met fin aux combats de La Première Guerre Mondiale, est signé le 11 novembre 1918 à Rethondes (près de Compiègne dans l’Oise).

La joie de la Victoire est endeuillée par la mort de 1 500 000 hommes, jeunes pour la plupart.

Bientôt partout, dans les petits villages comme dans les grandes villes, on élève des Monuments aux Morts et dans les entreprises, comme dans les collèges et les lycées, on appose des plaques commémoratives.

En novembre 1916, alors que la terrible bataille de Verdun est dans tous les esprits, François Simon, président du “Souvenir Français” de Rennes et de l’Escorte d’honneur, émet l’idée que la France honorerait, au Panthéon, un soldat mort bravement pour la patrie.

Pourquoi la France n’ouvrirait-elle pas les portes du Panthéon à l’un de ses combattants ignorés mort bravement pour la Patrie, avec, pour inscription sur la pierre, deux mots:

UN SOLDAT – deux dates : 1914 – 1917 ?

Cette inhumation d’un simple soldat sous ce dôme, où reposent tant de gloires et de génies, serait comme un symbole; et, de plus, ce serait un hommage rendu à l’armée française tout entière.” Discours au cimetière de l’Est de Rennes, le 26 novembre 1916.

Le projet est finalement adopté par les députés le 12 novembre 1919.

Un an plus tard, au début de novembre, le Parlement décide que les restes d’un des soldats non identifiés morts au Champ d’Honneur au cours de la guerre seront inhumés sous l’Arc de Triomphe. Huit corps de soldats français non identifiés, choisis sur Les différents secteurs du front, sont alors transportés dans la citadelle de Verdun.


Le 10 novembre 1920, à 15 heures, le soldat Auguste THIN, fils d’un combattant lui-même disparu au cours de la guerre, désigne, par le dépôt d’un bouquet de fleurs, le cercueil qui doit être amené à Paris.
Le 11 novembre 1920, au matin, après une cérémonie au Panthéon, le cercueil est déposé dans une des salles de l’Arc de Triomphe aménagée en chapelle ardente. Le 28 janvier 1921, le cercueil du Soldat Inconnu est inhumé au centre de l’arche principale, face aux Champs Elysées.

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La suite ici

Aujourd’hui, le dernier poilu a disparu

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Devoir de mémoire: un livre pour tous

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A l’occasion de la disparition du dernier Poilu et de la commémoration du 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le dessinateur Philippe Delestre et le romancier Philippe Claudel unissent leurs talents pour évoquer avec tendresse le destin de ces combattants français ou allemands, victimes innocentes d’un conflit qui a provoqué – au cours d’un face à face de quatre années – la mort de plus de six millions d’hommes.

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Mon précédent article: 11 novembre 2008 C’était il y a 90 ans

Petits rappels (articles Evene)

1918
le 11 novembre

   Le dernier armistice

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L’Allemagne signe l’armistice qui met fin à la Première Guerre mondiale.

clemen2d dans Mémoire

« Quatre années de tranchées, de boue, d’horreur, de gaz, dans les deux camps. Quatre années qui débouchent sur la lassitude, le dégoût. L’armistice n’est pas alors perçu comme le point final de cette guerre, mais de la guerre tout simplement. C’est l’armistice de la « der des ders ». Mais voilà, l’Allemagne se rend sans condition alors qu’elle n’est pas vaincue militairement et le traité de Versailles lui impose des modalités de paix trop dures pour éteindre rancoeurs et désirs de revanche« 

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1940
le 11 novembre

   Manifestation contre l’Occupation

Automne 1940. Alors que Philippe Pétain rencontre Hitler à Montoire, la défaite se concrétise dans le paysage d’un Paris occupé. Il est désormais interdit de célébrer la traditionnelle fête nationale du 11 Novembre. Le courant de révolte prend sa source chez les intellectuels, les organisations étudiantes et dans certains groupes communistes…

Le 10 novembre au soir, sur les ondes de la BBC, Maurice Schumann, porte-parole de la France libre, conclut son message par un appel pour le 11 Novembre à tous les Français : « Sur les tombes de vos martyrs, renouvelez le serment de vivre et de mourir pour la France. »

La manifestation du 11 novembre, à Paris, est la première grande action à résonance nationale de la Résistance française. On réalise que les Allemands sont bien là et qu’il est dès lors nécessaire d’engager d’autres combats afin de faire cesser la répression et de les chasser du territoire.

Un livre audio sur cet événement

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Une jeune fille au soleil chapitre IV Les profs

Posté par ENO filles le 6 novembre 2010

Chapitre IV

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Nous avons bien évidemment une équipe de professeurs, certains meilleurs que d’autres comme dans tous les autres établissements…

Le professeur qui m’a le plus marquée cette année-là, fut le professeur de Français. Je me souviens d’une personne parfaitement inaccessible, très distante qui nous imposait tout à la fois de la crainte et du respect. Elle effectuait sa dernière année d’enseignement avant de prendre sa retraite. Elle ressemblait à l’écrivain Colette sur la fin de sa vie. Ses cheveux étaient courts et frisés, ce qui accentuait la ressemblance et une mèche qu’elle lissait de temps à autre du plat de la main, retombait sur son front. Lorsque nous nous écartions des limites imposées, si peu que ce soit d’ailleurs, elle nous remettait immédiatement et très vertement sur le droit chemin. Lors d’une composition de dissertation française, nous avions trois sujets au choix portant sur Molière. Le premier était un sujet bateau, et le trouvant trop facile, je m’étais méfiée. J’avais choisi le second sujet, plus ardu car le troisième était un commentaire de texte réservé aux meilleures en Français. Bien m’en avait pris car la majorité ayant choisi le premier sujet se retrouvait avec des notes catastrophiques. J’avais eu  10 ce qui, d’une part était une bonne note avec un professeur qui notait aussi sévèrement, d’autre part, au milieu de la déroute collective, c’était une meilleure note encore ! Je devais certainement rouler des mécaniques car j’eus droit à un rappel à l’ordre : « Mademoiselle Derschlag, au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ! »

Cela suffit à me calmer pour toute l’année.

Par ailleurs son enseignement était excellent. Pour chaque écrivain étudié, elle nous distribuait tout le travail pour un mois ou un mois et demi. Chaque fois il fallait prévoir une représentation sur scène qui nous familiarisait davantage avec l’auteur. Quel niveau en littérature avions-nous à la fin de l’année !

Notre professeur de physique-chimie, Monsieur Péquignat était beaucoup plus débonnaire. Nous nous permettions avec lui des familiarités qui frisaient l’insolence mais cela ne semblait pas le choquer. Parallèlement il enseignait les sciences naturelles à l’Ecole Normale de Garçons. Lorsque les professeurs prenaient connaissance de mon adresse sur la fiche de renseignements, ils venaient me dire un petit bonjour à la Fontaine des Gazelles. Monsieur Péquignat arrivait le dimanche et me disait :

« - Ma petite Danièle, vous ne savez pas où je pourrais trouver une holothurie pour ma leçon de demain ?

- Mais oui Monsieur, venez ! »

Je prenais une épuisette, je chaussais des espadrilles et nous descendions sur les rochers. Je connaissais parfaitement toutes les criques, tous les plans d’eau et il repartait tout heureux avec plusieurs spécimens dans un bocal.

Notre professeur d’Anglais était très sympathique mais je ne fis guère de progrès. Nous passions notre temps à écouter les Platters, Harry Belafonte, Paul Anka et à chanter. Par contre celles qui étudiaient l’Espagnol avaient beaucoup plus de travail que nous, ce qui les faisait enrager.

Notre professeur de sciences était petit et corpulent. Les filles l’avaient surnommé « le gorille vous salue bien » car lorsque nous le croisions dans les galeries, il répondait par un signe brutal de la main à notre bonjour et sans nous regarder. Il avait pourtant de l’humour mais il se méfiait car dès qu’il se montrait moins distant, nous en profitions. Une fois, nous étions au labo et nous pratiquions la dissection d’une blatte, vulgairement un cafard. Une camarade lui dit : « Monsieur, votre blatte, elle a du sang de navet !

-Allons ! Allons ! Martinez, ne plaisantez pas avec les morts ! »

Seulement, après une remarque de ce genre, nous éclations de rire et il avait ensuite du mal à rétablir le calme. C’est la raison pour laquelle il évitait de tels débordements.

Sur le coin du tableau, nous écrivions tgt(= tan=) ʄ 1 …suivi du nombre de jours qu’il manquait jusqu’aux prochaines vacances. Jamais aucun professeur ne l’a effacé. Peut-être comptaient-ils les jours avec nous.

Je n’ai jamais eu de chance pour le sport car notre professeur était âgée, à un an de la retraite et lorsque l’heure d’éducation physique approchait, elle allait s’entretenir avec Madame et nous laissait nous débrouiller. Certaines organisaient des matches de volley ou de hand, mais comme je n’avais jamais pratiqué de sports-co, je me tenais à l’écart.

Par contre nous  allions une fois par semaine à la piscine couverte. J’adorais ces séances et pour rien au monde je n’en aurais manqué une. Je nageais très bien mais le moniteur m’aida à améliorer mon crawl, à tenir la distance, à travailler le plongeon de départ, à virer aux vingt-cinq mètres. Je fis tant de progrès, qu’à la fin de l’année, le directeur vint me demander de participer à un ballet nautique. Enthousiaste, j’en parlais à mes parents. On eut dit que j’avais demandé de rentrer au Crazy horse. Mon père me déclara qu’une fille Derschlag ne devait en aucun cas se donner en spectacle et participer à ce genre de manifestation !

*Voir articles

Volet 1 L’ENCADREMENT - LE PERSONNEL – LES PROFS 

3 mars 2007 HALLOWEEN DEJA ! Topaze et le reste… ou “SOUFFLER N’EST PAS SOUFFLER” 

4 octobre, 2006 Ah! Dormir! Souvenirs et anecdotes par Danièle Derschlag Récit n°1

5 mars, 2007  Danièle Derschlag autres anecdotes 

Massacre au rasoir – coiffeuses en herbe   - Mademoiselle Madeleine  -

12 mars 2007  AU THÉÂTRE CE SOIR!  par Danièle D.

Prochain chapitre :  « Les filles »… 

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